« L’importance du contexte » : adéquation, friction et fonction dans la vie professionnelle d’universitaires en début de carrière atteints de TDAH.
Titre original en anglais : “The significance of context”: Fit, friction and function in the work lives of early-career academics with ADHD.
Hamilton, L., Ramji, A. V., Elsherif, M. M., Kapp, S. K., & Sulik, J. (2026). “The significance of context”: Fit, friction and function in the work lives of early-career academics with ADHD [Preprint]. Center for Open Science. https://doi.org/10.31234/osf.io/9s2tb_v1
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Auteurs
Résumé
Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité) est associé à divers traits qui influencent les expériences des individus au travail. Si certains peuvent être vécus comme difficiles (p. ex., lorsque des différences dans les fonctions exécutives affectent la gestion du temps), d’autres peuvent être plus positifs (p. ex., lorsque la curiosité motive l’exploration et la découverte). Il est plausible que le milieu universitaire soit un environnement de travail où ces aspects positifs devraient être valorisés. Cependant, le TDAH est encore souvent envisagé sous un angle médicalisé dans les contextes professionnels, malgré le fait que le paradigme de la neurodiversité offre une manière alternative et non pathologisante de cadrer ces différences individuelles. La recherche a commencé à explorer les expériences et les résultats en matière d’emploi chez les adultes atteints de TDAH ; toutefois, il existe actuellement peu de données portant spécifiquement sur les lieux de travail universitaires. Cette étude qualitative propose une analyse réaliste critique d’entretiens avec des universitaires en début de carrière, afin de comprendre les perspectives à la première personne sur le TDAH dans l’établissement d’une carrière universitaire. Conformément au paradigme de la neurodiversité, l’analyse met au premier plan les (in)adéquations entre les « neurotypes » individuels et les environnements de travail. Elle met également en évidence une perspective écologique : en conceptualisant la « fonction » à la fois aux niveaux individuel et collectif, en examinant l’importance du TDAH tant pour les carrières individuelles que pour la production de connaissances de manière plus générale. Les résultats suggèrent que le milieu universitaire peut en principe être un environnement gratifiant pour les personnes avec TDAH, bien que les pressions sociales et institutionnelles inhibent souvent ce potentiel. En outre, le fait d’avoir un « neurotype TDAH » influence à la fois les trajectoires professionnelles individuelles et le bien-être au travail ; parallèlement, la production de connaissances au niveau collectif bénéficie de l’inclusion d’universitaires avec TDAH. Les résultats sont discutés en référence aux modèles écologiques de la neurodiversité, ainsi qu’à leurs implications pour les universités cherchant à faciliter les contributions et l’inclusion au travail des personnes neurodivergentes.
Bibliographie citée par cette référence
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