Entre conformisme et créativité : une autoethnographie féministe de l’identité AuDHD et de la performance professionnelle

Titre original en anglais : Between Conformity and Creativity: A Feminist Autoethnography of AuDHD Identity and Professional Performance

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Seipel, J. M. (2026). Between Conformity and Creativity: A Feminist Autoethnography of AuDHD Identity and Professional Performance [Dissertation]. https://www.proquest.com/pqdtglobal1/dissertations-theses/between-conformity-creativity-feminist/docview/3334669041/sem-2

Date de publication: 2026 Ajout dans AutiHub: 21/10/2026 Type: Thèse Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Les femmes neurodivergentes, en particulier celles présentant un autisme et un TDAH concomitants (AuDHD), ne sont souvent pas identifiées en raison des biais diagnostiques actuels liés aux modèles médicaux centrés sur les hommes et à la socialisation genrée. Cette autoethnographie féministe critique examine comment les lieux de travail neurotypiques et genrés façonnent la construction identitaire d’une femme neurodivergente diagnostiquée tardivement, évoluant dans des environnements professionnels sans reconnaissance diagnostique. S’appuyant sur la théorie féministe du point de vue, la théorie dialogique du soi et les cadres d’analyse des traits neurodivergents, cette étude considère l’expérience vécue comme un savoir doté d’une valeur épistémique, fréquemment exclu de manière systématique de la recherche organisationnelle. Des récits du milieu de travail analysés rétrospectivement servent de données primaires, au moyen de méthodes autoethnographiques évocatrices permettant d’accéder à la cognition interne et à des comportements autrement invisibles. Des thèmes critiques de gestion de l’image par le masquage, l’automédication et la fragmentation identitaire progressive selon les contextes professionnels sont révélés. La reconstruction identitaire est catalysée par le diagnostic tardif, le recadrage rétrospectif et le rejet de l’auto-stigmatisation internalisée, précipitant une nouvelle compréhension de la différence neurologique. Cette étude démontre que l’autoethnographie révèle de manière unique des expériences invisibles au travail qui pourraient habituellement demeurer opaques avec les méthodes d’entretien traditionnelles. Les implications concernent le soutien organisationnel aux employés diagnostiqués tardivement, les contributions méthodologiques des voix neurodivergentes dans les travaux universitaires, ainsi que la neurodivergence concomitante en tant que phénomène distinct. Cette étude remet en question les modèles fondés sur le déficit, valide les adaptations nécessaires pour évoluer dans des environnements professionnels neurotypiques et privilégie les positions épistémiquement marginalisées dans l’explicitation de l’expérience vécue.

Neurodivergent women, particularly those with co-occurring autism and ADHD (AuDHD), are often missed by current diagnostic biases due to male-centered medical models and gendered socialization. This critical feminist autoethnography examines how neurotypical and gendered workplaces shape identity construction for a late-diagnosed neurodivergent woman navigating professional environments without diagnostic recognition. Drawing on feminist standpoint theory, dialogical self theory, and neurodivergent trait analysis frameworks, this study positions lived experience as epistemically valuable knowledge frequently excluded systematically from organizational research. Workplace narratives analyzed retrospectively serve as primary data, using evocative autoethnographic methods accessing internal cognition and otherwise invisible behaviors. Critical themes of image management through masking, self-medication, and progressive identity fragmentation across professional contexts are revealed. Identity reconstruction is catalyzed through late diagnosis, retrospective reframing, and a rejection of internalized self-stigma, precipitating a new understanding of neurological difference. This study demonstrates that autoethnography uniquely exposes invisible workplace experiences that may typically remain opaque using traditional interview methods. Implications are relevant to organizational support for late-diagnosed employees, methodological contributions of neurodivergent voices in scholarship, and to co-occurring neurodivergence as phenomenologically distinct. This study challenges deficit-based models, validates adaptations required to navigate neurotypical professional environments, and privileges epistemically marginalized positions in explicating lived experience.

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