Relations entre les connaissances sociales, le comportement social et la victimisation par les pairs chez les adolescents autistes

Titre original en anglais : Relationships between social knowledge, social behavior, and peer victimization in autistic adolescents

Richards, J. K. & Lerner, M. D. (2025). Relationships between social knowledge, social behavior, and peer victimization in autistic adolescents [Dissertation, Drexel University]. Drexel University Libraries. https://doi.org/10.17918/00011059

Date de publication: 01/04/2025 Ajout dans AutiHub: 08/08/2026 Type: Thèse Langue de l’article: Anglais

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Résumé

La victimisation par les pairs (PV) durant la jeunesse a des effets profonds et durables sur le bien-être physique, mental et social d'une victime. Les jeunes autistes sont particulièrement vulnérables à la PV, peut-être en raison de difficultés de communication sociale et d'écarts perçus par rapport aux normes sociales. Le fonctionnement social comprend deux composantes : les connaissances sociales (par exemple, savoir quoi faire) et la mise en œuvre du comportement social (par exemple, déployer de manière flexible un comportement social dans une situation réelle). Toutefois, peu de travaux ont explicitement examiné la manière dont les différences liées à l'autisme dans les connaissances et le comportement sociaux sont différemment associées à la susceptibilité à la PV. Ainsi, la présente étude a examiné les relations entre les connaissances sociales autoévaluées, le comportement social rapporté par les parents et autoévalué, et la PV autoévaluée, puis a évalué les contributions relatives des connaissances sociales et de la mise en œuvre à l'explication de la variance de la PV, dans un échantillon de 167 jeunes autistes et non autistes (âgés de 11 à 17 ans). Les résultats ont indiqué que les jeunes autistes et non autistes différaient significativement quant aux connaissances sociales et au comportement social rapporté par les parents, mais non quant au comportement social autoévalué ou à la PV. En outre, le comportement prosocial rapporté par les parents et les connaissances sociales ont chacun présenté de faibles corrélations négatives avec la PV dans le groupe autiste (mais pas dans le groupe non autiste ni dans l'échantillon global). De même, uniquement chez les jeunes autistes, de meilleures connaissances sociales prédisaient une PV plus faible. Concernant les contributions relatives à la variance de la PV, les résultats dans l'échantillon global et chez les jeunes autistes suggéraient que les connaissances sociales contribuaient le plus à l'explication de la variance de la PV, suivies du comportement social, alors que, dans le groupe non autiste, l'inverse était vrai. Pris ensemble, les résultats soulignent que connaître la manière « correcte » d'agir dans une situation sociale donnée ne se traduit pas nécessairement par un comportement social neuronormatif chez les jeunes autistes, et que ce comportement n'entraîne pas nécessairement une vulnérabilité réduite à la PV. Les résultats peuvent également être interprétés comme révélant des schémas différents de déclaration du comportement social et de la PV chez les jeunes autistes et non autistes et chez leurs parents. Dans l'ensemble, les présents résultats suggèrent que les interventions sociales auprès des jeunes autistes pourraient favoriser au mieux la réussite sociale en ciblant des résultats liés à la mise en œuvre du comportement social, en plus des seules connaissances sociales, tout en reconnaissant les rôles réciproques que les personnes autistes et non autistes partagent dans les situations sociales et en plaidant pour la nécessité d'une acceptation culturelle plus large des personnes neurodivergentes et de la neurodiversité en général.

Peer victimization (PV) during youth has profound, lasting effects on a victim's physical, mental, and social wellbeing. Autistic youth are particularly vulnerable to PV, perhaps due to social communication difficulties and perceived deviations from social norms. Social functioning includes two components: social knowledge (e.g., knowing what to do) and performance of social behavior (e.g., flexibly deploying social behavior in a real-world situation). However, little work has explicitly investigated how autism-related differences in social knowledge and behavior differentially relate to PV susceptibility. Thus, the present study examined relationships between self-reported social knowledge, (parent- and self-reported) social behavior, and self-reported PV, then evaluated the relative contributions that social knowledge and performance made in explaining variance in PV, in a sample of 167 autistic and non-autistic youth (ages 11-17 years). Results indicated that Autistic and non-autistic youth significantly differed in social knowledge and parent-reported social behavior but not in self-reported social behavior or PV. Additionally, parent-reported prosocial behavior and social knowledge each exhibited small negative correlations with PV in the autistic group (but not in the non-autistic group or overall sample). Likewise, in autistic youth only, greater social knowledge predicted lower PV. Regarding relative contributions to variance in PV, results in the overall sample and in autistic youth suggested that social knowledge contributed the most to explaining variance in PV, followed by social behavior, whereas in the non-autistic group, the reverse was true. Taken together, results highlight that knowing the "correct" way to act in a given social situation does not necessarily translate to neuronormative social behavior in autistic youth nor does this behavior necessarily yield reduced vulnerability to PV. Results can be also taken to reveal different patterns of reporting on social behavior and PV in autistic and non-autistic youth and their parents. Overall, present findings suggest that social interventions in autistic youth may best foster social success targeting outcomes related to performance of social behavior, in addition to social knowledge alone, while acknowledging the reciprocal roles that both autistic and non-autistic people share in social situations and advocating for the need for broader cultural acceptance of neurodivergent people and neurodiversity in general.

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