Relations entre les connaissances sociales, le comportement social et la victimisation par les pairs chez les adolescents autistes
Titre original en anglais : Relationships between social knowledge, social behavior, and peer victimization in autistic adolescents
Richards, J. K. & Lerner, M. D. (2025). Relationships between social knowledge, social behavior, and peer victimization in autistic adolescents [Dissertation, Drexel University]. Drexel University Libraries. https://doi.org/10.17918/00011059
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Auteurs
Résumé
La victimisation par les pairs (PV) durant la jeunesse a des effets profonds et durables sur le bien-être physique, mental et social d'une victime. Les jeunes autistes sont particulièrement vulnérables à la PV, peut-être en raison de difficultés de communication sociale et d'écarts perçus par rapport aux normes sociales. Le fonctionnement social comprend deux composantes : les connaissances sociales (par exemple, savoir quoi faire) et la mise en œuvre du comportement social (par exemple, déployer de manière flexible un comportement social dans une situation réelle). Toutefois, peu de travaux ont explicitement examiné la manière dont les différences liées à l'autisme dans les connaissances et le comportement sociaux sont différemment associées à la susceptibilité à la PV. Ainsi, la présente étude a examiné les relations entre les connaissances sociales autoévaluées, le comportement social rapporté par les parents et autoévalué, et la PV autoévaluée, puis a évalué les contributions relatives des connaissances sociales et de la mise en œuvre à l'explication de la variance de la PV, dans un échantillon de 167 jeunes autistes et non autistes (âgés de 11 à 17 ans). Les résultats ont indiqué que les jeunes autistes et non autistes différaient significativement quant aux connaissances sociales et au comportement social rapporté par les parents, mais non quant au comportement social autoévalué ou à la PV. En outre, le comportement prosocial rapporté par les parents et les connaissances sociales ont chacun présenté de faibles corrélations négatives avec la PV dans le groupe autiste (mais pas dans le groupe non autiste ni dans l'échantillon global). De même, uniquement chez les jeunes autistes, de meilleures connaissances sociales prédisaient une PV plus faible. Concernant les contributions relatives à la variance de la PV, les résultats dans l'échantillon global et chez les jeunes autistes suggéraient que les connaissances sociales contribuaient le plus à l'explication de la variance de la PV, suivies du comportement social, alors que, dans le groupe non autiste, l'inverse était vrai. Pris ensemble, les résultats soulignent que connaître la manière « correcte » d'agir dans une situation sociale donnée ne se traduit pas nécessairement par un comportement social neuronormatif chez les jeunes autistes, et que ce comportement n'entraîne pas nécessairement une vulnérabilité réduite à la PV. Les résultats peuvent également être interprétés comme révélant des schémas différents de déclaration du comportement social et de la PV chez les jeunes autistes et non autistes et chez leurs parents. Dans l'ensemble, les présents résultats suggèrent que les interventions sociales auprès des jeunes autistes pourraient favoriser au mieux la réussite sociale en ciblant des résultats liés à la mise en œuvre du comportement social, en plus des seules connaissances sociales, tout en reconnaissant les rôles réciproques que les personnes autistes et non autistes partagent dans les situations sociales et en plaidant pour la nécessité d'une acceptation culturelle plus large des personnes neurodivergentes et de la neurodiversité en général.
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