Intimites neuroqueer dans les applications de rencontres en ligne

Titre original en anglais : Neuroqueer Intimacies in Online Dating Apps

Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.

À propos de la mention auteur·ice autiste

Trento, F. B. (2023). Neuroqueer Intimacies in Online Dating Apps. 2167-9045. https://doi.org/10.18533/jah.v12i4.2361

Date de publication: 01/01/2023 Ajout dans AutiHub: 26/10/2026 Type: Article Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Que pouvons-nous apprendre des intimités qui échappent à la compréhension neurotypique des relations ? En m’appuyant sur les études de la neurodiversité (Yergeau, 2018, 2020 ; Egner, 2019 ; Kapp, 2020), je remets en question la notion répandue d’intimité liée aux relations sexuelles familiales neurotypiques. Cet article comprend une revue bibliographique des intimités neuroqueer, suivie d’entrées de journal autoethnographiques qui relatent les expériences d’une personne neurodivergente et autiste cherchant des liens intimes sur des applications de rencontres. Je commente la critique par Remi Yergeau du « trouble de privation affective de Cassandra ». Le CADD est prétendument une affection qui toucherait les partenaires neurotypiques de personnes autistes. Les tropes du CADD stigmatisent les traits neurodivergents en les présentant comme fondés sur le sexe masculin et comme un fardeau social. Il efface les personnes neurodivergentes qui ne sont ni hétérosexuelles ni identifiées comme cisgenres (Bertilsdotter Rosqvist et al., 2020). Le biais de Cassandra renforce une vision normative de la manière dont certains corps devraient se comporter (Yergeau, 2020), et les traits d’une performance normative sont examinés de près sur les plateformes intimes. Dans les applications de rencontres, il existe une exigence constante de prouver la capacité à manifester des traits neurotypiques, tels qu’un contact visuel constant et des manifestations linguistiques et gestuelles d’affectivité.

What can we learn from the intimacies bypassing neurotypical understanding of relationships? Drawing from neurodiversity studies (Yergeau, 2018, 2020; Egner, 2019; Kapp, 2020), I question the widespread notion of intimacy connected to neurotypical familial sexual relationships. This paper includes a bibliographic review of neuroqueer intimacies, followed by autoethnographic journal entries that recall the experiences of a neurodivergent, autistic person seeking intimate connections on dating apps. I comment on Remi Yergeau’s critique of the ‘Cassandra Affective Deprivation Disorder.’ CADD is allegedly a condition that would affect neurotypical partners of autistics. CADD’s tropes stigmatise neurodivergent traits as being male-based and a societal burden. It erases the neurodivergent folks who are neither heterosexual nor cis-gender identified (Bertilsdotter Rosqvist et al., 2020). Cassandra’s bias reinforces a normative view of how some bodies should perform (Yergeau, 2020), and the traits of a normative performance are scrutinised in intimate platforms. In dating apps, there is a constant requirement to prove the ability to perform neurotypical traits, like constant eye contact and linguistic and gestural displays of affectivity.

Bibliographie citée par cette référence

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