Réécrire la normalité : l’expérience d’une femme d’un diagnostic tardif d’autisme et de la redéfinition de l’identité
Titre original en anglais : Rewriting Normal: A Woman’s Experience of Late Autism Diagnosis and Redefining Identity
Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.
À propos de la mention auteur·ice autisteGarcia, J. (2025). Rewriting Normal: A Woman’s Experience of Late Autism Diagnosis and Redefining Identity [Dissertation]. https://www.proquest.com/pqdtglobal1/dissertations-theses/rewriting-normal-woman-s-experience-late-autism/docview/3353151844/sem-2
Cette publication est intégrée dans AutiHub via :
Auteurs
Résumé
L’autisme chez les femmes est souvent négligé, mal diagnostiqué ou mal compris, ce qui conduit nombre d’entre elles à traverser une grande partie de leur vie sans la clarté qu’un diagnostic peut apporter (Lai et al., 2015). Malgré une sensibilisation croissante, les femmes continuent de recevoir un diagnostic tardif en raison de comportements de camouflage, d’attentes genrées et de critères diagnostiques centrés sur les hommes (L. Hull et al., 2017; Loomes et al., 2017). Le manque d’études concernant l’expérience individuelle peut entraîner un retard qui se traduit par un épuisement émotionnel, une confusion identitaire et un accès limité à un soutien approprié (Bargiela et al., 2016; L. Hull et al., 2017). Cette étude autoethnographique a abordé les questions de recherche suivantes : De quelles manières le diagnostic tardif d’autisme a-t-il influencé mes expériences vécues présentes et futures ? Comment un diagnostic plus précoce d’autisme aurait-il pu influencer des aspects de mon passé susceptibles d’être significatifs pour mon présent et mon avenir ? L’approche autoethnographique d’Ellis et al. (2010) a été choisie afin de relier des expériences profondément personnelles à des contextes sociaux, culturels et cliniques plus larges. Au moyen de récits réflexifs, d’entrées de journal et de récits personnels, l’expérience est présentée à travers une perspective humaniste, invitant les lecteurs dans le monde intérieur du camouflage, de l’incompréhension et de la clarté finalement acquise. Cette méthode permet d’explorer le développement identitaire, l’impact émotionnel et la résilience en dehors des parcours diagnostiques traditionnels (Ellis et al., 2010). Les résultats sont organisés par thèmes afin d’aborder des questions clés relatives à la manière dont le diagnostic tardif a façonné l’identité personnelle, les relations et les transitions au cours des principales étapes de la vie. Les thèmes comprennent le coût du camouflage, les erreurs de diagnostic, la gestion des relations sous la pression des normes sociales et le cheminement vers l’acceptation de soi. Ces thèmes sont examinés à travers les doubles perspectives de la théorie féministe (Baumgardner & Richards, 2000; Crenshaw, 1989) et de la théorie des transitions de Schlossberg (1981), offrant un éclairage sur la manière dont les structures sociales et les rôles de genre façonnent l’expérience vécue des femmes autistes. Les résultats contribuent à un corpus croissant de littérature qui cherche à valider et à valoriser les voix des femmes autistes dont les expériences sont longtemps restées invisibles dans les espaces cliniques, universitaires et quotidiens. Les recherches futures devraient élargir l’utilisation de méthodes autoethnographiques et narratives afin de mieux saisir la profondeur des expériences des femmes autistes dans divers contextes sociaux et culturels.
Bibliographie citée par cette référence
Les références citées sont importées depuis des sources externes de métadonnées lorsqu’elles sont disponibles. La liste peut être partielle.
Aucune bibliographie citée n’est actuellement intégrée pour cette référence. Cela ne signifie pas nécessairement qu’aucune bibliographie n’existe.