La vérité fait mal

Titre original en anglais : The Truth Hurts

Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.

À propos de la mention auteur·ice autiste

Marsden, S. J. E. (2023). The Truth Hurts [Dissertation]. Lancaster University. https://doi.org/10.17635/lancaster/thesis/2083

Date de publication: 01/01/2023 Ajout dans AutiHub: 22/10/2026 Type: Thèse Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Les personnes autistes présentent une prévalence plus élevée de comportements auto-agressifs que la population générale. En raison d'une combinaison du fait que l'automutilation est un sujet tabou, de l'isolement créé par l'intersection de multiples identités marginalisées, et de la croyance, chez les professionnels, selon laquelle de nombreux problèmes liés à la santé mentale font intrinsèquement partie de l'autisme et sont donc insensibles au traitement ou à l'aide, de nombreuses personnes autistes se retrouvent incapables d'accéder à l'aide et au soutien dont elles ont désespérément besoin. Cette thèse utilise une méthodologie qualitative en ligne pour explorer ce phénomène peu étudié, en analysant thématiquement des publications de forums en ligne provenant d'adultes autistes sans déficience intellectuelle qui cherchent de l'aide et du soutien les uns auprès des autres, afin de déterminer quelles formes d'automutilation sont décrites, ce qui précipite l'automutilation et comment les utilisateurs des forums s'entraident. Les méthodologies qualitatives sont sous-représentées dans la recherche sur l'autisme, en raison de la domination de la psychologie et des neurosciences, de la représentation historique de l'autisme par des tiers tels que les parents, les aidants et les professionnels de santé, et de la croyance selon laquelle les personnes autistes sont incapables de présenter honnêtement leur propre récit. En utilisant le paradigme de la neurodiversité comme une nouvelle lentille à travers laquelle envisager le sujet des comportements auto-agressifs chez les personnes autistes, je donne une voix à la communauté en ligne des adultes autistes grâce à mon statut de chercheuse interne. Je constate que les comportements auto-agressifs sont nuancés et complexes, mettant en évidence les liens entre la surcharge sensorielle, les crises et les traumatismes contondants répétitifs impulsifs considérés comme des comportements auto-infligés autistiques (SIBS), ainsi que les interactions entre l'anxiété, la dépression et une automutilation plus contrôlée, considérée comme une automutilation non suicidaire classique. Ces deux phénomènes ne s'excluent pas mutuellement, car ils peuvent se produire conjointement, et l'un peut précipiter l'autre. Les SIBS ne relèvent pas seulement du domaine de l'enfant présentant une déficience intellectuelle, mais constituent une activité taboue pour un adulte autiste sans déficience intellectuelle, engendrant honte et haine de soi. D'autres comportements répétitifs, tels que le stimming, sont également révélés comme des comportements nocifs socialement inacceptables utilisés pour réduire l'accumulation de surcharge sensorielle et de SIBS lors des crises, et j'utilise le paradigme de la neurodiversité pour expliquer pourquoi ces comportements devraient être laissés tranquilles et davantage acceptés par la société. Je discute mes résultats en relation avec des théories telles que le cadre du stress des minorités, la théorie de la double empathie, l'intersectionnalité et la théorie de l'identité sociale, afin de reconceptualiser les questions soulevées comme un problème sociétal plus large, et non seulement comme un fardeau de l'autisme. Je conclus par des suggestions d'amélioration, notamment l'éducation des professionnels et du public afin d'accroître la sensibilisation et l'acceptation, ainsi que la fourniture d'un soutien adapté incluant des options de communication écrite pour les personnes autistes.

Autistic people experience a higher prevalence of self-harming behaviours than the general population. Due to a combination of self-harm being a taboo subject, the isolation created by the intersection of multiple marginalised identities, and a belief held by professionals that many mental health related problems are inherently part of autism and therefore immune to treatment or help; many autistic people are left unable to access the help and support that they desperately need. This thesis uses an online qualitative methodology to explore this under-researched phenomenon, thematically analysing online forum posts from non-intellectually impaired autistic adults seeking help and support from each other; to determine what forms of self-harm are described, what precipitates the self-harm, and how forum users help each other. Qualitative methodologies are under-represented in autism research, due to the dominance of psychology and neuroscience, the historical representation of autism by third parties such as parents, carers and health care professionals, and the belief that autistic people are unable to truthfully present their own narrative. Using the neurodiversity paradigm as a fresh lens through which to view the subject of autistic self-harming behaviours, I give the adult autistic online community a voice through my insider-researcher status. I discover that self-harming behaviours are nuanced and complex, highlighting the connections between sensory overload, meltdowns, and impulsive repetitive blunt trauma seen as autistic self-injurious behaviours (SIBS); as well as the interactions between anxiety, depression and more controlled self-harming, seen as classic nonsuicidal self-injury. These two phenomena are not mutually exclusive, as they can cooccur, and one can precipitate the other. SIBs are found to be not just the domain of the intellectually impaired child, but are a taboo activity for an autistic adult without intellectual disability, creating shame and self-hatred. Other repetitive behaviours such as stimming are also revealed as socially unacceptable harmful behaviours used to reduce the build-up of sensory overload and meltdown SIBs, and I use the neurodiversity paradigm to argue why these behaviours should be left alone and accepted more by society. I discuss my findings in relation to theories such as the minority-stress framework, the double empathy theory, intersectionality, and social identity theory, to reconceptualise the issues raised as a wider societal problem, and not just a burden of autism. I conclude with suggestions for improvement, including education of professionals and the public to increase awareness and acceptance, alongside provision of tailored support including written communication options for autistic people.

Bibliographie citée par cette référence

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