Naviguer aux marges : l'intersection inexplorée de l'autisme et du kink

Titre original en anglais : Navigating the Margins: The Unexplored Intersection of Autism and Kink

Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.

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Jacklyn D. Murphy (2026). Navigating the Margins: The Unexplored Intersection of Autism and Kink [Dissertation]. https://www.proquest.com/pqdtglobal1/dissertations-theses/navigating-margins-unexplored-intersection-autism/docview/3343614764/sem-2

Date de publication: 2026 Ajout dans AutiHub: 21/10/2026 Type: Thèse Langue de l’article: Anglais

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Résumé

La sexualité au sein de la communauté autiste demeure largement inexplorée, et les recherches qui représentent positivement la sexualité autiste sont particulièrement rares. Une grande partie du discours existant présente la sexualité autiste à travers des perspectives pathologiques fondées sur le déficit, laissant peu de place aux récits libérateurs, inclusifs ou affirmatifs. Cette étude comble cette lacune en plaçant au centre les expériences vécues par des personnes autistes en matière d'intimité, de relations interpersonnelles et de sexualité à travers leur engagement dans le kink. La question centrale qui guide cette étude est la suivante : quels sont les bénéfices que les personnes autistes retirent de leur participation à des pratiques, espaces et relations de kink ? Cette question est importante parce que les expressions autistes de l'intimité et de la sexualité ont été largement ignorées ou stigmatisées, laissant une lacune importante dans notre compréhension et peu ou pas de représentations pour les personnes autistes. Ancrée dans la théorie crip queer féministe, cette recherche conceptualise le kink comme un lieu de résistance et de possibilité, où les présupposés normatifs concernant les corps, les relations et la communication sont remis en question. À l'aide d'un plan qualitatif, l'étude s'est appuyée sur des entretiens avec 25 adultes autistes qui pratiquent le kink. Les participants ont d'abord été sélectionnés au moyen d'une enquête d'admissibilité, puis ont participé à des entretiens semi-structurés approfondis. À l'aide d'une analyse thématique constructiviste, des codes ont émergé des données afin de mettre l'accent sur les significations attribuées par les participants et de révéler des schémas dans l'ensemble de leurs expériences. Les résultats indiquent que les personnes autistes trouvent souvent bénéfique la participation au kink en raison de l'environnement structuré et communicatif dans lequel le consentement, la négociation et les préférences sensorielles sont explicitement valorisés. Cependant, l'accessibilité des expériences n'était pas égale pour tous les participants. Les participants appartenant à plusieurs groupes marginalisés, par exemple BIPOC ou trans, ont rencontré des difficultés particulières pour naviguer dans l'inclusivité en raison de la sécurité. Il est important de noter que les thèmes des participants ont démontré que les expériences de kink sont profondément relationnelles, remettant en cause les stéréotypes qui présentent les personnes autistes comme socialement détachées ou désintéressées des relations interpersonnelles et de l'intimité. Dans l'ensemble, cette recherche contribue aux conversations émergentes à l'intersection de l'autisme, de la sexualité et du kink. Présenter la sexualité autiste comme relationnelle, créative et incarnée réimagine ce que l'inclusion peut signifier dans les espaces tant sexuels que sociaux. Les résultats soulignent non seulement le besoin d'une conception affirmative, mais aussi la joie, la brillance et la complexité de la sexualité autiste elle-même, offrant validation, visibilité et célébration à des expériences qui ont trop souvent été négligées. Ensemble, ces éclairages indiquent un avenir fondé sur une acceptation authentique et la libération sexuelle.

Sexuality within the autistic community remains deeply unexplored, and research that positively represents autistic sexuality is particularly rare. Much of the existing discourse frames autistic sexuality through deficit-based pathological perspectives, leaving little room for narratives that are liberating, inclusive, or affirming. This study addresses this gap by centering autistic individuals lived experiences of intimacy, interpersonal relationships, and sexuality through their engagement with kink. The central question guiding this study asks the following: What are the benefits that autistic people gain from engaging in kink practices, spaces, and relationships? This question is important because autistic expressions of intimacy and sexuality have been largely ignored or stigmatized, leaving a significant gap in our understanding and little to no representations for autistic individuals. Grounded in feminist queer crip theory, this research conceptualizes kink as a site of resistance and possibility, where normative assumptions about bodies, relationships, and communication are disrupted. Using a qualitative design, the study drew from interviews with 25 autistic adults who engage in kink practices. Participants were first screened through an eligibility survey and later participated in in-depth semi structured interviews. Using constructivist thematic analysis, codes emerged from the data to emphasize participants’ meanings and reveal patterns across their experiences. Findings indicate that autistic individuals often find kink engagement beneficial due to the structured, communicative environment where consent, negotiation, and sensory preferences are explicitly valued. However, the accessibility of experiences were not equal across all participants. Participants who belong to multiple marginalized groups (e.g., BIPOC, trans) encountered unique challenges in navigating inclusivity due to safety. Importantly participants’ themes demonstrated that kink experiences are deeply relational, challenging stereotypes that frame autistic people as socially detached or disinterested in interpersonal relationships and intimacy. Overall, this research contributes to emerging conversations at the intersection of autism, sexuality, and kink. Framing autistic sexuality as relational, creative, and embodied reimagines what inclusion can mean in both sexual and social spaces. The findings highlight not only the need for affirming design but also the joy, brilliance, and complexity of autistic sexuality itself, offering validation, visibility, and celebration for experiences that have been too often overlooked. Together, these insights point toward a future grounded in genuine acceptance and sexual liberation.

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