Démasquer la neurodiversité dans le Canada néolibéral : récits autistiques de travail, de résistance et de devenir

Titre original en anglais : Unmasking Neurodiversity in Neoliberal Canada: Autistic Narratives of Work, Resistance, and Becoming

Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.

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Lacarte, S. (2026). Unmasking Neurodiversity in Neoliberal Canada: Autistic Narratives of Work, Resistance, and Becoming [Dissertation]. https://hdl.handle.net/1807/153614

Date de publication: 01/06/2026 Ajout dans AutiHub: 21/10/2026 Type: Thèse Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Cette recherche examine les dimensions affectives, matérielles et relationnelles de la vie et du travail autistiques à travers une perspective posthumaniste et postqualitative. S'appuyant sur Deleuze et Guattari, elle retrace la manière dont les subjectivités autistiques sont produites, contraintes et reconfigurées au sein d'agencements de désir, d'affect et de contrôle institutionnel. Structuré autour de trois manuscrits interdépendants, le projet explore : (1) la manière dont les personnes autistiques mettent en oeuvre le refus dans des environnements de travail normatifs ; (2) la manière dont les initiatives d'entreprise en matière de neurodiversité marchandisent la différence de façons qui renforcent, plutôt que de subvertir, les exigences capitalistes ; et (3) la manière dont les méthodologies relationnelles peuvent cultiver des modes neuroqueer de soin, de parenté et de soutien collectif. Plutôt que de positionner l'inclusion comme une finalité, le projet recadre le refus, l'opacité et l'accès collectif comme des pratiques insurrectionnelles de survie et de création de mondes. Ancrée dans des entretiens approfondis avec des employes autistiques, des employeurs et des professionnel·les du handicap, l'étude examine la manière dont les participant·es composent avec et résistent aux pressions liées au camouflage, à la divulgation et à la lisibilité affective. La différence autistique est conceptualisée non comme une identité diagnostique, mais comme une force perturbatrice qui ébranle les normes dominantes de productivité, de cohérence et d'appartenance. L'intersectionnalité est abordée comme dynamique et située, montrant comment la race, le handicap et la reconnaissance affective convergent au sein de structures imbriquées de préjudice et d'endurance. En mettant au premier plan les savoirs des personnes noires handicapées et la praxis micropolitique, le projet souligne comment la vie autistique est continuellement négociée dans des espaces de travail racialisés et neurotypiques. Remettant en question les promesses abstraites de la conception universelle, cette recherche promeut l'accès collectif comme une pratique relationnelle, spécifique au contexte, enracinée dans l'interdépendance et le soin. Elle contribue aux études critiques sur le handicap et à la santé publique en proposant un compte rendu théoriquement génératif et empiriquement fondé de la manière dont les travailleurs autistiques résistent aux exigences normatives, affrontent les exclusions institutionnelles et génèrent des infrastructures alternatives permettant de s'épanouir. Réunissant la théorie neuroqueer, l'enquête postqualitative et les études posthumanistes du handicap à travers une perspective deleuzo-guattarienne, le projet dépasse l'inclusion comme aménagement pour aller vers une politique spéculative de la futurité neurodivergente.

This research investigates the affective, material, and relational dimensions of Autistic life and labour through a post-humanist, post-qualitative lens. Drawing on Deleuze and Guattari, it traces how Autistic subjectivities are produced, constrained, and reconfigured within assemblages of desire, affect, and institutional control. Structured around three interrelated manuscripts, the project explores: (1) how Autistic individuals enact refusal within normative work environments; (2) how corporate neurodiversity initiatives commodify difference in ways that reinforce, rather than subvert, capitalist demands; and (3) how relational methodologies can cultivate neuroqueer modes of care, kinship, and collective support. Rather than positioning inclusion as an endpoint, the project reframes refusal, opacity, and collective access as insurgent practices of survival and world-making.Grounded in in-depth interviews with Autistic employees, employers, and disability professionals, the study examines how participants navigate and resist pressures around masking, disclosure, and affective legibility. Autistic difference is conceptualized not as a diagnostic identity but as a disruptive force that unsettles dominant norms of productivity, coherence, and belonging. Intersectionality is approached as dynamic and situated, showing how race, disability, and affective recognition converge within overlapping structures of harm and endurance. By foregrounding Black disabled knowledge and micropolitical praxis, the project highlights how Autistic life is continuously negotiated within racialized and neurotypical workspaces. Challenging the abstract promises of universal design, this research advances collective access as a relational, context-specific practice rooted in interdependence and care. It contributes to critical disability studies and public health by offering a theoretically generative, empirically grounded account of how Autistic workers resist normative demands, confront institutional exclusions, and generate alternative infrastructures for thriving. Bringing together neuroqueer theory, post-qualitative inquiry, and post-humanist disability studies through a Deleuzo-Guattarian lens, the project moves beyond inclusion-as-accommodation toward a speculative politics of neurodivergent futurity.

Bibliographie citée par cette référence

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