Démasquer la neurodiversité dans le Canada néolibéral : récits autistiques de travail, de résistance et de devenir
Titre original en anglais : Unmasking Neurodiversity in Neoliberal Canada: Autistic Narratives of Work, Resistance, and Becoming
Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.
À propos de la mention auteur·ice autisteLacarte, S. (2026). Unmasking Neurodiversity in Neoliberal Canada: Autistic Narratives of Work, Resistance, and Becoming [Dissertation]. https://hdl.handle.net/1807/153614
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Auteurs
Résumé
Cette recherche examine les dimensions affectives, matérielles et relationnelles de la vie et du travail autistiques à travers une perspective posthumaniste et postqualitative. S'appuyant sur Deleuze et Guattari, elle retrace la manière dont les subjectivités autistiques sont produites, contraintes et reconfigurées au sein d'agencements de désir, d'affect et de contrôle institutionnel. Structuré autour de trois manuscrits interdépendants, le projet explore : (1) la manière dont les personnes autistiques mettent en oeuvre le refus dans des environnements de travail normatifs ; (2) la manière dont les initiatives d'entreprise en matière de neurodiversité marchandisent la différence de façons qui renforcent, plutôt que de subvertir, les exigences capitalistes ; et (3) la manière dont les méthodologies relationnelles peuvent cultiver des modes neuroqueer de soin, de parenté et de soutien collectif. Plutôt que de positionner l'inclusion comme une finalité, le projet recadre le refus, l'opacité et l'accès collectif comme des pratiques insurrectionnelles de survie et de création de mondes. Ancrée dans des entretiens approfondis avec des employes autistiques, des employeurs et des professionnel·les du handicap, l'étude examine la manière dont les participant·es composent avec et résistent aux pressions liées au camouflage, à la divulgation et à la lisibilité affective. La différence autistique est conceptualisée non comme une identité diagnostique, mais comme une force perturbatrice qui ébranle les normes dominantes de productivité, de cohérence et d'appartenance. L'intersectionnalité est abordée comme dynamique et située, montrant comment la race, le handicap et la reconnaissance affective convergent au sein de structures imbriquées de préjudice et d'endurance. En mettant au premier plan les savoirs des personnes noires handicapées et la praxis micropolitique, le projet souligne comment la vie autistique est continuellement négociée dans des espaces de travail racialisés et neurotypiques. Remettant en question les promesses abstraites de la conception universelle, cette recherche promeut l'accès collectif comme une pratique relationnelle, spécifique au contexte, enracinée dans l'interdépendance et le soin. Elle contribue aux études critiques sur le handicap et à la santé publique en proposant un compte rendu théoriquement génératif et empiriquement fondé de la manière dont les travailleurs autistiques résistent aux exigences normatives, affrontent les exclusions institutionnelles et génèrent des infrastructures alternatives permettant de s'épanouir. Réunissant la théorie neuroqueer, l'enquête postqualitative et les études posthumanistes du handicap à travers une perspective deleuzo-guattarienne, le projet dépasse l'inclusion comme aménagement pour aller vers une politique spéculative de la futurité neurodivergente.
Bibliographie citée par cette référence
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