Cheminements vers l’épuisement autistique : une étude qualitative des expériences d’adultes autistes français
Titre original en langue inconnue ou non prise en charge : Pathways to Autistic Burnout: A Qualitative Study of French Autistic Adults' Experiences
Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.
À propos de la mention auteur·ice autisteRebours, C. & Kruck, J. (2026). Pathways to Autistic Burnout: A Qualitative Study of French Autistic Adults' Experiences [Preprint]. Center for Open Science. https://doi.org/10.31234/osf.io/7kw6j_v1
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Auteurs
Résumé
Objectif : L’épuisement autistique — un état d’épuisement chronique avec perte de fonctionnement et sensibilité sensorielle accrue — a été identifié comme un phénomène important mais encore peu étudié. Bien que des recherches émergentes aient documenté des facteurs potentiels dans des contextes anglophones, on sait peu de choses sur la manière dont les personnes autistes, dans divers contextes institutionnels, décrivent les cheminements vers l’épuisement. Cette étude a examiné comment des adultes autistes français identifient et expriment les facteurs contribuant à leurs expériences d’épuisement autistique. Méthodes : Des entretiens semi-structurés ont été menés auprès de 67 adultes autistes français (48 femmes, 11 hommes, 8 personnes non binaires/agenres/fluides dans le genre ; âge moyen de 37,7 ans ; âge moyen au diagnostic de 35,2 ans). Les entretiens ont exploré les facteurs perçus comme contribuant à l’épuisement et ont été analysés à l’aide d’une analyse qualitative de contenu selon une approche abductive. Résultats : Les participants ont décrit l’épuisement comme résultant d’une exposition cumulative à des environnements non accommodants plutôt que d’événements déclencheurs distincts. Les principaux facteurs comprenaient une surcharge sensorielle persistante, des exigences sociales nécessitant une autosurveillance soutenue, le camouflage, et des obstacles systémiques à la reconnaissance et au soutien. Les participants ont souligné comment l’adaptation chronique épuisait progressivement les ressources, les transitions de vie ou les micro-perturbations faisant office de points de bascule au sein d’équilibres déjà fragiles. Les expériences liées au genre, en particulier le diagnostic tardif associé à des cadres diagnostiques biaisés selon le genre, ont intensifié les cheminements vers l’épuisement chez les femmes et les personnes de genres divers. Conclusion : L’épuisement autistique reflète une adaptation soutenue à des environnements non alignés sur les besoins des personnes autistes plutôt qu’un déficit individuel. Les résultats soulignent la nécessité d’interventions à plusieurs niveaux visant à traiter les obstacles environnementaux, à réduire les pressions au camouflage et à garantir des systèmes de diagnostic et de soutien accessibles et en temps opportun. Le paysage institutionnel distinctif de la France — marqué par des héritages psychanalytiques et des retards diagnostiques — peut façonner la manière dont se manifestent les mécanismes universels de l’épuisement.
Bibliographie citée par cette référence
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