« C’est une forme de survie » : expériences de l’alimentation désordonnée chez les personnes autistes transgenres et non binaires

Titre original en anglais : “It’s a form of survival”: Autistic transgender and nonbinary people’s experiences of disordered eating

Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.

À propos de la mention auteur·ice autiste

White, L., Marzetti, H., Duffy, F., Shehata, J., & Gillespie-Smith, K. (2026). “It’s a form of survival”: Autistic transgender and nonbinary people’s experiences of disordered eating [Preprint]. Center for Open Science. https://doi.org/10.31234/osf.io/b2j5t_v1

Date de publication: 28/07/2026 Ajout dans AutiHub: 05/10/2026 Type: Prépublication Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Les personnes autistes transgenres et/ou non binaires (TNB) constituent un groupe soumis à de multiples marginalisations, systématiquement touché par des taux élevés d’alimentation désordonnée. Les travaux féministes ont examiné le rôle des systèmes d’oppression dans la création d’environnements où l’alimentation désordonnée peut prospérer, notamment le sexisme, le racisme et la stigmatisation liée au poids. Nous élargissons cette discussion en adoptant une perspective intersectionnelle et du stress minoritaire afin d’examiner les rôles de la cis-hétéronormativité et de la neuronormativité dans l’alimentation désordonnée chez les personnes autistes TNB. Vingt et un participants autistes TNB (âgés de 19 à 51 ans) présentant une alimentation désordonnée ont été invités à participer à des entretiens narratifs en ligne, analysés au moyen d’une analyse thématique réflexive. Les participants ont présenté leur alimentation désordonnée comme une technique de survie. Conformément à la théorie du stress minoritaire, l’alimentation désordonnée a été exprimée à la fois comme une réponse directe à la violence systémique et interpersonnelle, et comme une réponse indirecte à l’intériorisation d’expériences queerphobes ou anti-autistes. Une lutte pour l’appartenance caractérisait l’expérience intersectionnelle des participants. Les communautés queer constituaient pour certains un lieu d’acceptation et d’amélioration de l’alimentation désordonnée, mais étaient également des lieux susceptibles d’exacerber le sentiment de non-appartenance et l’alimentation désordonnée par l’entrecroisement du validisme, du racisme et de la grossophobie, ainsi que par la communication de pressions relatives à l’apparence propres aux personnes queer. Les résultats démontrent l’utilité d’une perspective intersectionnelle du stress minoritaire pour examiner les inégalités de santé chez les personnes autistes TNB. Au-delà des approches individualisées d’affirmation neuro- et de genre destinées aux personnes autistes TNB présentant une alimentation désordonnée, les chercheurs et les cliniciens doivent évoluer vers une approche émancipatrice qui prend en compte les facteurs systémiques influençant la santé mentale de cette communauté soumise à de multiples minorisations.

Autistic transgender and/or nonbinary (TNB) people are a multiply marginalised group systematically impacted by high rates of disordered eating. Feminist scholarship has examined the role of systems of oppression in creating environments where disordered eating can flourish, particularly sexism, racism and weight stigma. We expand this conversation by taking an intersectional, minority stress lens to examine the roles of cis-heteronormativity and neuronormativity in disordered eating in Autistic TNB people. Twenty-one Autistic TNB participants (aged 19-51) with disordered eating were asked to take part in narrative online interviews that were analysed using reflexive thematic analysis. Participants framed their disordered eating as a survival technique. In line with minority stress theory, disordered eating was articulated both as a direct response to systemic and interpersonal violence, and an indirect response to internalisation of queerphobic or anti-Autistic experiences. A struggle for belonging characterised participants’ intersectional experience. Queer communities provided a site of acceptance and improved disordered eating for some, yet were also places that could exacerbate unbelonging and disordered eating through intersecting ableism, racism and fatphobia and the communication of queer-specific appearance pressures. Findings demonstrate the utility of an intersectional minority stress lens to examine Autistic TNB health inequities. Beyond individualised neuro- and gender-affirming approaches for Autistic TNB people with disordered eating, researchers and clinicians must move towards an emancipatory approach which considers the systemic factors influencing the mental health of this multiple minoritised community.

Bibliographie citée par cette référence

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