« Il n’est pas Rain Man » : représentations du savant sentimental dans The Good Doctor d’ABC

Titre original en anglais : ‘He’s not Rain Man’: Representations of the sentimental savant in ABC’s The Good Doctor

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Moore, A. (2019). ‘He’s not Rain Man’: Representations of the sentimental savant in ABC’s The Good Doctor. Journal of Popular Television, The, 7(3), 299-316. https://doi.org/10.1386/jptv_00003_1

Date de publication: 11/09/2019 Ajout dans AutiHub: 04/10/2026 Type: Article Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Ces dernières années, les représentations de l’autisme ont augmenté dans le cinéma, la télévision et la littérature, y compris dans la fiction et la non-fiction, et pourtant les significations attribuées à cette condition, en particulier dans la culture populaire, se sont restreintes plutôt que multipliées. Trop souvent, les personnages autistes incarnent ce que Stuart Murray appelle le « savant sentimental », dont la fonction narrative est de mettre en lumière le comportement, les attitudes et les relations des personnes non autistes et d’exposer leurs déficits en matière de communication, d’interaction et d’empathie. En 2017, un nouveau texte s’est ajouté à l’ensemble croissant des représentations de l’autisme. The Good Doctor (2017-présent) suit le Dr Shaun Murphy, qui est autiste et présente le syndrome du savant, alors qu’il effectue son premier internat en chirurgie. La série comporte de nombreux aspects positifs et remet en question certains stéréotypes sur l’autisme. Cependant, cet article soutiendra que, malgré ses représentations progressistes, la série ne s’éloigne pas beaucoup de la figure du « savant sentimental ». L’autisme de Shaun est mobilisé non seulement pour enrichir la vie de ses collègues non autistes, mais aussi pour renforcer la neurotypicalité obligatoire. En outre, ses extraordinaires compétences de savant reflètent et renforcent les métaphores dominantes de l’autisme comme étant extraterrestre ou « d’un autre monde » et, ce faisant, comme n’étant pas pleinement humain.

Over recent years, representations of autism have increased in film, television and literature, including fiction and non-fiction, and yet the meanings ascribed to the condition, especially in popular culture, have become restricted rather than multiplied. All too often, autistic characters embody what Stuart Murray calls the ‘sentimental savant’, whose narrative function is to shine a light on the behaviour, attitudes and relationships of the non-autistic and expose their deficits in communication, interaction and empathy. In 2017, a new text was added to the growing body of representations of autism. The Good Doctor (2017–present) follows Dr Shaun Murphy who has autism and savant syndrome, as he navigates his first surgical residency. There is much that is positive about the show and it does challenge some stereotypes about autism. However, this article will argue that despite its progressive representations, the show does not veer too far away from the figure of the ‘sentimental savant’. Shaun’s autism is deployed not only to enrich the lives of his non-autistic colleagues but also to reinforce compulsory neurotypicality. Further, his extraordinary savant skills reflect and reinforce dominant metaphors of autism as alien or ‘other worldly’ and, in so doing, as not fully human.

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