« Pour moi, c'est comme une marée : elle est toujours là... » : une exploration qualitative des pensées suicidaires dynamiques chez des adolescents autistes

Titre original en anglais : “For me, it is like a tide: it is always there...”: a qualitative exploration of dynamic suicidal thoughts in autistic adolescents

Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.

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Pelton, M., Clark, L., Zhu, X., Flexney, E., Enticott, M., Adams, R., King, O., Gardani, M., Moseley, R. L., Procyshyn, T., Weir, E., Hodges, H., Chikaura, T., Allison, C. T., Baron-Cohen, S., Cassidy, S., Murray, A. L., & Gillespie-Smith, K. (2026). “For me, it is like a tide: it is always there...”: a qualitative exploration of dynamic suicidal thoughts in autistic adolescents [Preprint]. Center for Open Science. https://doi.org/10.31234/osf.io/n6cts_v2

Date de publication: 24/09/2026 Ajout dans AutiHub: 26/09/2026 Type: Prépublication Langue de l’article: Anglais

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Résumé

ContexteLes jeunes autistes ont deux fois plus de risques de mourir par suicide que leurs pairs non autistes, mais les mécanismes à l'origine de ce phénomène restent indéfinis. Cette étude a exploré les facteurs contribuant aux pensées suicidaires à l'adolescence (âgés de 11 à 15 ans), ainsi que les processus d'adaptation et de rétablissement. MéthodesNous avons mené une analyse thématique réflexive d'entretiens semi-structurés avec neuf jeunes autistes (âge moyen = 21,1 ans) afin de produire des modèles conceptuels : (i) du risque suicidaire ; et (ii) du rétablissement. RésultatsUn thème général décrivait les pensées suicidaires à l'adolescence comme omniprésentes, fluctuantes et s'intensifiant de manière imprévisible jusqu'à la crise. L'auto-exploration a révélé de multiples significations et fonctions des pensées suicidaires. Le sous-thème imbriqué 1 décrivait le développement de l'identité autiste. Les expériences précoces de rejet et de déshumanisation ont entraîné un questionnement existentiel ; la découverte de soi, les ressources neuroaffirmatives et les communautés neurodivergentes ont permis l'agentivité et une identité autiste protectrice. Le sous-thème imbriqué 2 décrivait la marginalisation et l'identité sociale. Des environnements scolaires nocifs, la pression à masquer les traits autistes et l'invalidation dans les services de santé ont entraîné une détresse suicidaire et des crises. La conscience critique et le fait de quitter l'éducation ont permis l'autonomie, des stratégies d'adaptation orientées vers un but et la poursuite d'objectifs de vie. Bien vivre en tant que personne autiste offrait la plus grande protection, mais des revers récurrents et le manque de compréhension des autres entravaient les progrès. InterprétationLes pensées et les sentiments suicidaires étaient façonnés par les interactions entre les jeunes autistes et leur environnement et marqués par l'injustice épistémique. Les résultats font écho à l'accent mis par le modèle motivationnel-volitionnel intégré sur la défaite et le sentiment d'être piégé ; toutefois, la défaite était vécue précocement et était omniprésente et enracinée, tandis que les fluctuations du risque étaient façonnées par des environnements nocifs et des pressions neuronormatives. Les résultats soutiennent également le modèle COURAGE du rétablissement après une crise suicidaire, en particulier les domaines visant à optimiser l'identité, la compréhension de soi et le sens de la vie ; toutefois, les domaines dépendant de l'acceptation sociale et de l'autonomisation étaient moins bien étayés, ce qui suggère que les possibilités étaient limitées par des obstacles sociaux et structurels plus larges. Dans les deux modèles, les facteurs structurels augmentaient le risque et limitaient les conditions nécessaires pour que les personnes autistes puissent mener une vie porteuse de sens et durable. Les cliniciens devraient accorder la priorité aux approches et aux ressources neuroaffirmatives, mais des réductions durables du risque suicidaire chez les jeunes autistes nécessiteront un changement structurel, y compris une plus grande égalité des chances et une action urgente pour réduire la détresse liée aux environnements éducatifs.

BackgroundAutistic young people are twice as likely to die by suicide than their non-autistic peers, but mechanisms driving this remain undefined. This study explored factors contributing to suicidal thoughts in adolescence (aged 11-15), alongside processes of coping and recovery. MethodsWe conducted reflexive thematic analysis of semi-structured interviews with nine autistic young people (mean age=21.1) to produce conceptual models of: (i) suicide risk; and (ii) recovery. FindingsAn over-arching theme described adolescent suicidal thoughts as omnipresent, fluctuating, and unpredictably building to crisis. Self-exploration uncovered multiple meanings and functions of suicidal thoughts. Nested sub-theme 1 described the development of autistic identity. Early experiences of rejection and de-humanisation resulted in existential questioning; self-discovery, neuroaffirming resources, and neurodivergent communities enabled agency and a protective autistic identity. Nested sub-theme 2 described marginalisation and social identity. Harmful school environments, pressure to mask autistic traits and invalidation in health services resulted in suicidal distress and crisis. Critical consciousness and leaving education enabled autonomy, purposeful coping and pursuit of life goals. Living well as an autistic person offered greatest protection, but recurrent setbacks and others’ lack of understanding hindered progress. InterpretationSuicidal thoughts and feelings were shaped by interactions between autistic young people and their environment and marked by epistemic injustice. Findings resonate with the Integrated Motivational-Volitional model’s emphasis on defeat and entrapment; however, defeat was experienced early, and was pervasive and entrenched, while fluctuations in risk were shaped by harmful environments and neuronormative pressures. Findings further support the COURAGE model of suicide recovery, particularly domains for optimising identity, self-understanding, and meaning in life; however, domains dependent on social acceptance and empowerment were less well-supported, suggesting that opportunities were constrained by broader social and structural barriers. Across both models’ structural factors increased risk and constrained the conditions necessary for autistic people to live meaningful and sustainable lives. Clinicians should prioritise neuroaffirming approaches and resources, but lasting reductions in suicide risk in autistic young people will require structural change, including greater equality of opportunity and an urgent action to reduce the distress of educational environments.

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