Dosage du risque génétique de la maladie d'Alzheimer et mémoire verbale chez les adultes autistes
Titre original en anglais : Alzheimer's disease genetic risk dosage and verbal memory in autistic adults
Cette publication est incluse dans le projet « Contributions académiques de personnes autistes sur l’autisme ». un auteur·ice de cette publication est identifié·e comme autiste dans le projet.
À propos de la mention auteur·ice autisteHarker, S. A., Piras, I., Huentelman, M. J., Taguinod, F., Lewis, C. R., & Braden, B. B. (2025). Alzheimer's disease genetic risk dosage and verbal memory in autistic adults. Alzheimer's & Dementia, 21(S6), e100506-e100506. https://doi.org/10.1002/alz70860_100506
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Auteurs
Résumé
Résumé Contexte Des données récentes de Medicare suggèrent que les adultes autistes âgés sont 18 fois plus susceptibles de recevoir un diagnostic de maladie d'Alzheimer (MA) que les adultes non autistes, mais la compréhension de l'hétérogénéité du vieillissement cognitif et cérébral dans l'autisme est insuffisante. La génétique explique une part substantielle de la variance des résultats du vieillissement cognitif et de l'incidence des maladies neurodégénératives, mais il n'existe aucune étude du vieillissement dans l'autisme informée par la génétique. Les scores de risque polygénique (PRS) sont un outil permettant de mesurer la prédisposition génétique d'un individu à un certain trait et se sont révélés très efficaces pour prédire les cas de MA. Nous visons à 1) déterminer si les individus autistes présentent un risque génétique cumulatif plus élevé de MA que les individus non autistes et 2) déterminer si le AD-PRS module différemment les performances mnésiques chez les adultes autistes par rapport aux adultes non autistes. Méthode Les participants étaient 53 adultes autistes et 48 adultes non autistes âgés de 18 à 70 ans (38,62 ± 16,75). L'ADN a été extrait de la salive à l'aide du protocole de purification de l'ADN d'Oragene et génotypé sur l'Illumina Global Diversity Array avec 180K marqueurs supplémentaires de maladies neurodégénératives, puis imputé pour une couverture du génome entier par l'intermédiaire du serveur TOPMed. Le AD-PRS a été généré à partir d'une étude d'association pangénomique portant sur 71 880 personnes atteintes de MA et 383 378 témoins, à l'aide du logiciel PRSice-2. Nous avons réalisé une ANCOVA afin de tester une différence de AD-PRS entre les groupes diagnostiques, en contrôlant le sexe et l'interaction entre le groupe et le sexe. De plus, nous avons testé une différence entre les groupes diagnostiques concernant la mémoire à long terme (AVLT A7), en contrôlant le sexe, l'âge, le AD-PRS et l'interaction entre le groupe, le sexe et le AD-PRS. Résultat Le groupe autiste présentait un AD-PRS significativement plus élevé (p = 0,030) et des scores de mémoire à long terme significativement plus faibles (p = 0,043) que les témoins non autistes. Il existait une interaction entre le diagnostic d'autisme et le AD-PRS (p = 0,05), expliquée par une pente négative dans le groupe autiste. Conclusion Cette étude a été la première à examiner le risque génétique cumulatif de MA chez les adultes autistes et a constaté que les adultes autistes présentent un risque génétique plus élevé que les adultes non autistes. Globalement, nous avons constaté que le PRS de la maladie d'Alzheimer a un impact négatif plus important sur la fonction cognitive chez les adultes autistes que chez les adultes non autistes.
Bibliographie citée par cette référence
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