Dosage du risque génétique de la maladie d'Alzheimer et mémoire verbale chez les adultes autistes

Titre original en anglais : Alzheimer's disease genetic risk dosage and verbal memory in autistic adults

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Harker, S. A., Piras, I., Huentelman, M. J., Taguinod, F., Lewis, C. R., & Braden, B. B. (2025). Alzheimer's disease genetic risk dosage and verbal memory in autistic adults. Alzheimer's & Dementia, 21(S6), e100506-e100506. https://doi.org/10.1002/alz70860_100506

Publication date: 01/12/2025 Ajout dans AutiHub: 14/09/2026 Type: Article Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Résumé Contexte Des données récentes de Medicare suggèrent que les adultes autistes âgés sont 18 fois plus susceptibles de recevoir un diagnostic de maladie d'Alzheimer (MA) que les adultes non autistes, mais la compréhension de l'hétérogénéité du vieillissement cognitif et cérébral dans l'autisme est insuffisante. La génétique explique une part substantielle de la variance des résultats du vieillissement cognitif et de l'incidence des maladies neurodégénératives, mais il n'existe aucune étude du vieillissement dans l'autisme informée par la génétique. Les scores de risque polygénique (PRS) sont un outil permettant de mesurer la prédisposition génétique d'un individu à un certain trait et se sont révélés très efficaces pour prédire les cas de MA. Nous visons à 1) déterminer si les individus autistes présentent un risque génétique cumulatif plus élevé de MA que les individus non autistes et 2) déterminer si le AD-PRS module différemment les performances mnésiques chez les adultes autistes par rapport aux adultes non autistes. Méthode Les participants étaient 53 adultes autistes et 48 adultes non autistes âgés de 18 à 70 ans (38,62 ± 16,75). L'ADN a été extrait de la salive à l'aide du protocole de purification de l'ADN d'Oragene et génotypé sur l'Illumina Global Diversity Array avec 180K marqueurs supplémentaires de maladies neurodégénératives, puis imputé pour une couverture du génome entier par l'intermédiaire du serveur TOPMed. Le AD-PRS a été généré à partir d'une étude d'association pangénomique portant sur 71 880 personnes atteintes de MA et 383 378 témoins, à l'aide du logiciel PRSice-2. Nous avons réalisé une ANCOVA afin de tester une différence de AD-PRS entre les groupes diagnostiques, en contrôlant le sexe et l'interaction entre le groupe et le sexe. De plus, nous avons testé une différence entre les groupes diagnostiques concernant la mémoire à long terme (AVLT A7), en contrôlant le sexe, l'âge, le AD-PRS et l'interaction entre le groupe, le sexe et le AD-PRS. Résultat Le groupe autiste présentait un AD-PRS significativement plus élevé (p = 0,030) et des scores de mémoire à long terme significativement plus faibles (p = 0,043) que les témoins non autistes. Il existait une interaction entre le diagnostic d'autisme et le AD-PRS (p = 0,05), expliquée par une pente négative dans le groupe autiste. Conclusion Cette étude a été la première à examiner le risque génétique cumulatif de MA chez les adultes autistes et a constaté que les adultes autistes présentent un risque génétique plus élevé que les adultes non autistes. Globalement, nous avons constaté que le PRS de la maladie d'Alzheimer a un impact négatif plus important sur la fonction cognitive chez les adultes autistes que chez les adultes non autistes.

Abstract Background Recent evidence from Medicare data suggests that older autistic adults are 18 times more likely to be diagnosed with Alzheimer's disease (AD) compared to non‐autistic adults but understanding of heterogeneity in cognitive and brain aging with autism is lacking. Genetics explain substantial variance in cognitive aging outcomes and incidence of neurodegenerative disease, but there are no genetically‐informed studies of aging with autism. Polygenic risk scores (PRS) are a tool to measure an individual's genetic liability to a certain trait, which has shown to be very effective for predicting AD cases. We aim to 1) Determine whether autistic individuals carry a higher cumulative genetic risk for AD compared to non‐autistic individuals and 2) Determine if AD‐PRS differentially moderates memory performance in autistic vs. non‐autistic adults Method Participants were 53 autistic and 48 non‐autistic adults ages 18‐70 (38.62±16.75). DNA was extracted from saliva using Oragene's DNA purification protocol and genotyped on the Illumina Global Diversity Array with an additional 180K neurodegenerative disease markers, then imputed for whole genome coverage through the TOPMed server. AD‐PRS was generated from a Genome Wide Association Study of 71,880 AD and 383,378 controls using the PRSice‐2 software. We performed an ANCOVA to test a diagnostic group difference in AD‐PRS, controlling for sex, and the interaction between group and sex. Additionally, we tested a diagnostic group difference in long‐term memory (AVLT A7), controlling for sex, age, AD‐PRS, and the interaction between group, sex, and AD‐PRS. Result The autism group had a significantly larger AD‐PRS (p = 0.030), and significantly worse long‐term memory scores (p = 0.043) than non‐autistic controls. There was an interaction between autism diagnosis and AD‐PRS (p = 0.05) that was driven by a negative slope in the autism group. Conclusion This study was the first to investigate cumulative genetic risk for AD in autistic adults and found that autistic adults have a greater genetic risk in comparison to non‐autistic adults. Synoptically, we found that the Alzheimer's PRS has a greater negative impact on cognitive function in autistic adults compared to non‐autistic adults.

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