Automutilation chez les personnes autistes et non autistes : structure du réseau et prédiction de la suicidabilité au fil du temps
Titre original en anglais : Self-harm in autistic and non-autistic people: network structure and prediction of suicidality over time
Moseley, R., Shalev, I., Allison, C., Baron-Cohen, S., Gregory, N., Newell, V., Pelton, M., Procyshyn, T. L., Weir, E. M., Uzefovsky, F., & Cassidy, S. (2026). Self-harm in autistic and non-autistic people: network structure and prediction of suicidality over time [Preprint]. Center for Open Science. https://doi.org/10.31234/osf.io/2zwm9_v1
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Auteurs
Résumé
ContexteL’automutilation non suicidaire (NSSI) est relativement fréquente chez les personnes autistes. Bien que des études indiquent des relations entre la NSSI et les pensées et comportements suicidaires (STB), on ne sait pas clairement si des comportements spécifiques de NSSI coexistent de manière significative avec une pertinence différente pour les STB, ni si cela diffère entre les personnes autistes et non autistes.MéthodesAfin de comprendre la pertinence clinique de comportements spécifiques de NSSI pour les STB et les construits associés, nous avons regroupé les données de 327 participants autistes et de 260 participants non autistes issues de deux enquêtes en ligne. Nous avons utilisé des analyses de réseaux pour visualiser et comparer séparément les réseaux de NSSI des personnes autistes et non autistes, en contrôlant les différences d’âge entre les groupes. Ensuite, à l’aide des données fournies par des personnes autistes à deux temps de mesure espacés d’un an, nous avons examiné les corrélations d’ordre zéro et utilisé une régression LASSO afin d’évaluer les liens entre les comportements de NSSI au premier temps de mesure et les variables liées aux STB au second.RésultatsNos premières analyses ont révélé des différences entre les personnes autistes et non autistes quant à la cooccurrence des comportements de NSSI et à leurs relations avec les construits liés aux STB. Trois regroupements de NSSI ont émergé chez les personnes autistes et un chez les personnes non autistes. Dans les deux groupes, certains comportements de NSSI n’étaient liés aux STB qu’indirectement, par l’intermédiaire de relations avec d’autres comportements de NSSI ; se couper et ingérer des substances dangereuses ou des objets tranchants étaient les comportements les plus fortement associés aux tentatives de suicide. Nos secondes analyses, centrées sur les personnes autistes, ont révélé des corrélations initiales entre le fait de se couper, de se brûler, de se frapper et de s’arracher la peau, et les issues liées aux STB, bien que celles-ci aient disparu après contrôle des STB au premier temps de mesure. Se mordre, se casser des os et se battre pour être blessé sont restés des prédicteurs significatifs des issues liées aux STB. ConclusionBien qu’ils nécessitent une réplication dans des échantillons mieux appariés, nos résultats corroborent l’existence de différences dans la manière dont les personnes autistes et non autistes pratiquent la NSSI, ainsi que la pertinence différente de comportements spécifiques pour les STB. Les recherches futures doivent explorer les voies directes et indirectes entre les comportements de NSSI et les STB, ainsi que les besoins fonctionnels auxquels répondent les différents comportements.
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