Automutilation chez les personnes autistes et non autistes : structure du réseau et prédiction de la suicidabilité au fil du temps

Titre original en anglais : Self-harm in autistic and non-autistic people: network structure and prediction of suicidality over time

Moseley, R., Shalev, I., Allison, C., Baron-Cohen, S., Gregory, N., Newell, V., Pelton, M., Procyshyn, T. L., Weir, E. M., Uzefovsky, F., & Cassidy, S. (2026). Self-harm in autistic and non-autistic people: network structure and prediction of suicidality over time [Preprint]. Center for Open Science. https://doi.org/10.31234/osf.io/2zwm9_v1

Date de publication: 06/07/2026 Ajout dans AutiHub: 07/07/2026 Type: Prépublication Langue de l’article: Anglais

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Résumé

ContexteL’automutilation non suicidaire (NSSI) est relativement fréquente chez les personnes autistes. Bien que des études indiquent des relations entre la NSSI et les pensées et comportements suicidaires (STB), on ne sait pas clairement si des comportements spécifiques de NSSI coexistent de manière significative avec une pertinence différente pour les STB, ni si cela diffère entre les personnes autistes et non autistes.MéthodesAfin de comprendre la pertinence clinique de comportements spécifiques de NSSI pour les STB et les construits associés, nous avons regroupé les données de 327 participants autistes et de 260 participants non autistes issues de deux enquêtes en ligne. Nous avons utilisé des analyses de réseaux pour visualiser et comparer séparément les réseaux de NSSI des personnes autistes et non autistes, en contrôlant les différences d’âge entre les groupes. Ensuite, à l’aide des données fournies par des personnes autistes à deux temps de mesure espacés d’un an, nous avons examiné les corrélations d’ordre zéro et utilisé une régression LASSO afin d’évaluer les liens entre les comportements de NSSI au premier temps de mesure et les variables liées aux STB au second.RésultatsNos premières analyses ont révélé des différences entre les personnes autistes et non autistes quant à la cooccurrence des comportements de NSSI et à leurs relations avec les construits liés aux STB. Trois regroupements de NSSI ont émergé chez les personnes autistes et un chez les personnes non autistes. Dans les deux groupes, certains comportements de NSSI n’étaient liés aux STB qu’indirectement, par l’intermédiaire de relations avec d’autres comportements de NSSI ; se couper et ingérer des substances dangereuses ou des objets tranchants étaient les comportements les plus fortement associés aux tentatives de suicide. Nos secondes analyses, centrées sur les personnes autistes, ont révélé des corrélations initiales entre le fait de se couper, de se brûler, de se frapper et de s’arracher la peau, et les issues liées aux STB, bien que celles-ci aient disparu après contrôle des STB au premier temps de mesure. Se mordre, se casser des os et se battre pour être blessé sont restés des prédicteurs significatifs des issues liées aux STB. ConclusionBien qu’ils nécessitent une réplication dans des échantillons mieux appariés, nos résultats corroborent l’existence de différences dans la manière dont les personnes autistes et non autistes pratiquent la NSSI, ainsi que la pertinence différente de comportements spécifiques pour les STB. Les recherches futures doivent explorer les voies directes et indirectes entre les comportements de NSSI et les STB, ainsi que les besoins fonctionnels auxquels répondent les différents comportements.

BackgroundNon-suicidal self-injury (NSSI) is relatively common among autistic people. While studies indicate relationships between NSSI and suicidal thoughts and behaviour (STB), it is unclear whether specific NSSI behaviours co-occur in meaningful ways with differential relevance to STB, and if this differs between autistic and non-autistic people.MethodsTo understand the clinical relevance of specific NSSI behaviours to STB and related constructs, we pooled data from 327 autistic and 260 non-autistic participants from two online surveys. We used network analyses to separately visualise and compare the NSSI networks of autistic and non-autistic people, controlling for age differences between groups. Thereafter, using data provided by autistic people across two time-points one year apart, we examined zero-order correlations and used LASSO regression to assess links between NSSI behaviours at the first time-point and STB-related variables at the second.ResultsOur first analyses revealed differences between autistic and non-autistic people in the co-occurrence of NSSI behaviours and their relationships to STB-related constructs. Three NSSI clusters emerged for autistic people and one for non-autistic people. In both groups, some NSSI behaviours were only indirectly linked to STB via relationships to other NSSI behaviours; cutting and ingesting dangerous substances/sharp objects were most strongly related to suicide attempts. Our second analyses, focusing on autistic people, revealed initial correlations between cutting, self-burning, self-hitting and skin-tearing and STB-related outcomes, although these disappeared after controlling for STB at time-point one. Self-biting, breaking bones and fighting to get hurt remained significant predictors of STB-related outcomes. ConclusionWhile requiring replication in better matched samples, our findings corroborate differences in how autistic and non-autistic people engage in NSSI, as well as differential relevance of specific behaviours to STB. Future research must explore direct and indirect pathways between NSSI behaviours and STB, and the functional needs that different behaviours serve.

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