Earthlove – Théoriser l'amour des lecteurs neurodivergents pour A Room Called Earth

Titre original en anglais : Title: Earthlove – Theorising Neurodivergent Reader Love of A Room Called Earth

Bertilsdotter Rosqvist, H., Nygren, A., & O’Donoghue, S. (2023). Title: Earthlove – Theorising Neurodivergent Reader Love of A Room Called Earth. Journal of Language, Literature and Culture, 70(1), 25-37. https://doi.org/10.1080/20512856.2023.2277052

Date de publication: 02/01/2023 Ajout dans AutiHub: 04/07/2026 Type: Article Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Cet article propose une lecture neuroqueer du roman A Room Called Earth (2020) de Madeleine Ryan. Dans cet article, nous explorons et théorisons une pratique de lecture neuroqueer. Le roman de Ryan dépeint une expérience neurodivergente de la vie et du monde, à travers une forme et un style littéraires neurodivergents. Lisant en tant que personnes neurodivergentes, le contenu et la forme se fondent ensemble : c'est plus qu'un « style littéraire », c'est une manière d'exister. Cette lecture, et notre écriture sur notre lecture, n'est pas neutre. C'est une lecture engagée et personnelle, où nous laissons nos sujets de lecture fusionner avec le texte. Le contexte de la lecture et de l'écriture est important dans notre pratique de lecture neuroqueer. Dans l'article, nous explorons comment le partage de nos lectures au sein d'un collectif neurodivergent ouvre une compréhension du monde, du texte et de nous-mêmes, qui fonctionne à la fois comme un processus de guérison et comme un partage d'expériences de désirs sensoriels. Nous soutenons que l'expérience neurodivergente est différente lorsque les expériences sont vécues comme une expérience collective plutôt qu'individuelle : les sensations de la lecture deviennent, lorsqu'elles sont partagées, quelque chose de plus et d'autre. Earthlove est, à travers notre lecture, une expérience de désir sensoriel/textuel, ainsi que des actes collectifs neurodivergents d'amour et d'amour de soi. Le lire ressemble à de l'amour.

This paper is a neuroqueer reading of the novel A Room Called Earth (2020) by Madeleine Ryan. In the paper, we explore and theorise a neuroqueer reading practice. Ryan's novel depicts a neurodivergent experience of life and the world, through a neurodivergent literary form and style. Reading as neurodivergents, the content and the form melt together – it is more than 'literary style', it is a way of existing. This reading, and our writing about our reading, is not neutral. It is an engaged and personal reading, where we let our reading subjects fuse with the text. Important in our neuroqueer reading practice is the context of reading and writing. In the article, we explore how sharing our readings in a neurodivergent collective opens up an understanding of the world, the text, and ourselves, which works both as a healing process and sharing of experiences of sensory desires. We argue that the neurodivergent experience is different when experiences as a collective rather than individual experience – the feelings of reading, becomes when shared, something more and other. Earthlove is, through our reading, an experience of sensory/textual desire, and neurodivergent collective acts of love and self-love. Reading it feels like love.

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