Paraboliques et choses sans nom: l’autocorpographie autiste dans la poésie de Pedro de Lucena et de Callum Brazzó
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About the autistic author markerRückert, G. H. (2024). Paraboliques et choses sans nom: l’autocorpographie autiste dans la poésie de Pedro de Lucena et de Callum Brazzó. Cahiers franco-latino-américains d'études sur le handicap, (2). https://doi.org/10.56078/cfla_discapacidad.322
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Authors
Abstract
Cet article vise à analyser deux œuvres poétiques aux traits autobiographiques: Parabólicas (2018), de Pedro de Lucena, et Movement: performance poetry written down (2019), de Callum Brazzó. Toutes deux ont été écrites par des auteurs autistes et présentent le corps comme une archive où convergent les mémoires. L’analyse est basée sur le concept d’autocorpographie créé par Adelaine LaGuardia (2014). Ce concept, issu de l’étude des autobiographies de personnes transgenres, révèle la nécessité de déconstruire le corps textualisé par la littérature médicale afin de le réécrire collectivement sous d’autres signes. La base théorique de ce travail se situe entre les études littéraires, les études sur le handicap et les études culturelles. Il montre que l’appropriation de l’écriture autocorpographique à travers un genre littéraire en marge du marché de l’édition (la poésie) offre une alternative à l’idée de l’autisme comme auto-isolement. À partir de la libre manifestation de demandes sensorielles du corps autiste dans la poésie, Lucena et Brazzó réécrivent le corps autiste comme un corps en mouvement constant, insaisissable dans sa plénitude par le langage.
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