« Tout le monde est un peu autiste » : travail communicationnel et (dé)privation de droits dans le processus d'identification tardive de l'autisme

Titre original en anglais : “Everyone’s a little autistic”: communication work and (dis)enfranchisement in the late-in-life autism identification process

Hazlett, A. & 0000-0001-7812-8571 (2026). “Everyone’s a little autistic”: communication work and (dis)enfranchisement in the late-in-life autism identification process [Dissertation]. The University of Texas at Austin. https://doi.org/10.26153/tsw/64028

Date de publication: 01/05/2026 Ajout dans AutiHub: 09/08/2026 Type: Thèse Langue de l’article: Anglais

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Résumé

Les adultes autistes restent sous-représentés dans la recherche sur l'autisme (Interagency Autism Coordinating Committee, 2017), alors même qu'un nombre croissant d'adultes sont identifiés ou diagnostiqués plus tard au cours de leur vie (Zeidan et al., 2022). Cette étude qualitative examine deux processus de communication interpersonnelle impliqués dans l'identification tardive de l'autisme, une expérience souvent façonnée par le masquage, tout au long de la vie, des traits autistiques (Bargiela et al., 2016 ; McQuaid et al., 2022). En conceptualisant le masquage autistique comme une forme de travail communicationnel, cette étude utilise la Théorie intégrative du travail communicationnel (Donovan & Hazlett, 2024) et la Théorie de la privation communicationnelle de droits (Hintz & Scharp, 2024) afin d'explorer les expériences de privation de droits et de travail communicationnel d'adultes autistes identifiés et/ou diagnostiqués tardivement (LI/D). Cette étude s'appuie sur des entretiens approfondis avec des adultes autistes LI/D. Un plan de recherche participatif a été employé, faisant appel à un comité consultatif communautaire composé d'adultes autistes LI/D qui ont travaillé comme collaborateurs en cocréant le plan de recherche, en menant le recrutement des participants et en orientant l'analyse des données ainsi qu'en fournissant des retours sur celle-ci. Cette approche place les personnes autistes au centre en tant qu'expertes de leurs propres expériences et remet en question les modèles fondés sur le déficit qui ont historiquement dominé la recherche sur l'autisme. Les résultats révèlent que les conversations sur l'identification tardive se caractérisent par un travail communicationnel intensif et impliquent des rencontres fréquentes avec des discours privant de droits, qui ont eu pour effet de discréditer, réduire au silence, stéréotyper, stigmatiser et exclure les adultes autistes LI/D. Ces derniers ont décrit avoir été confrontés à des discours privant de droits dès l'enfance et jusque dans l'âge adulte. Ces messages privant de droits reflétaient et renforçaient les idéologies hégémoniques de la neuronormativité et du modèle biomédical de l'autisme, lequel renforce des présupposés étroits quant à ce à quoi l'autisme « ressemble ». Les discours privant de droits, en particulier les messages ciblant la communication et les comportements naturels des personnes autistes, étaient perçus comme une exigence de masquage autistique et suscitaient souvent le travail communicationnel de ce masquage. Cette étude fait progresser la recherche sur l'autisme en identifiant le masquage autistique comme un processus de travail communicationnel, plutôt que comme un ensemble de comportements mis en œuvre dans des situations spécifiques. Les résultats étendent également la théorisation de la communication en démontrant comment la privation communicationnelle de droits et le travail communicationnel fonctionnent comme des processus interdépendants dans le contexte de la marginalisation. Sur le plan pratique, les résultats soulignent la nécessité de réponses plus éclairées et valorisantes à l'identification de l'autisme chez l'adulte et mettent en évidence l'importance de réduire les exigences de masquage autistique.

Autistic adults remain underrepresented in autism research (Interagency Autism Coordinating Committee, 2017), even as a growing number of adults are identified or diagnosed later in life (Zeidan et al., 2022). This qualitative study examines two interpersonal communication processes involved in late-in-life autism identification, an experience often shaped by lifelong masking of Autistic traits (Bargiela et al., 2016; McQuaid et al., 2022). Conceptualizing Autistic masking as a form of communication work, this study utilizes the Integrative Theory of Communication Work (Donovan & Hazlett, 2024) and the Theory of Communicative Disenfranchisement (Hintz & Scharp, 2024) to explore late-identified and/or diagnosed (LI/D) Autistic adults’ experiences of disenfranchisement and communicative labor. This study draws on in-depth interviews with LI/D Autistic adults. A participatory research design was employed, using a Community Advisory Board of LI/D Autistic adults who worked as collaborators by co-creating the research design, conducting participant recruitment, and guiding and offering feedback on data analysis. This approach centers Autistic people as experts on their own experiences and challenges deficit-based models that have historically dominated autism research. Findings reveal that conversations about late identification are characterized by intensive communication work and involve frequent encounters with disenfranchising talk that acted to discredit, silence, stereotype, stigmatize, and exclude LI/D Autistic adults. They described experiencing disenfranchising talk beginning in childhood and extending into adulthood. These disenfranchising messages reflected and reinforced the hegemonic ideologies of neuronormativity and the biomedical model of autism, which reinforces narrow assumptions about what autism “looks like.” Disenfranchising talk, particularly messages that targeted the natural communication and behaviors of Autistic people, was perceived as a demand for and often prompted the communication work of Autistic masking. This study advances autism research by identifying autistic masking as a process of communicative labor, rather than a set of behaviors enacted in specific situations. Findings also extend communication theorizing by demonstrating how communicative disenfranchisement and communication work operate as interdependent processes in the context of marginalization. Practically, the findings underscore the need for more informed, affirming responses to adult autism identification and highlight the importance of reducing demands for Autistic masking.

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